Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

/4.2 j'éprouvais un malaise tellement insupportable, que nous fumes forcés de précipiter notre mar– che afin de nous trouver hors d'atteinte de ces exhalaisons africaines. nescendusau has du rocher,je m'assis pour me reposer. M. Chabrié se plac;a a mon cóté, tandis que les trois jeunes gens erraient sur la plage en cherchant des coquilles. lVI. Chabrié me prit la main, la pressa affectueusement contre sa poitrine et me dit avec un accent que je ne lui connaissais pas encore : -Oh! mademoiselle Flora, que je vous remer– cie de n'avoir pas accepté l'offre de cette dame! quelle douleur cela m'eut fai~ ! Me séparer de vous qui m'etes confiée, lorsque vous etes si souffrante; Yous laisser seule sur ce rocher in– fect, entourée de ces horreurs de negres que vous voyez avec tant de répugnance ! Oh ! je n'y aurais pas conseuti ,. et puis, qui vous. soi– gnerait si je n'étais plus la? L' expression passionnée avec laquelle M. Cha– brié prononc;a ces paroles produisit sur moi·un elfet difficile a décrirc. Je me sentís pénét.,;-éc pour lui d'un ~entiment tout a la fois de recon- . 4 naissance, d'attachement et de terreur. Depuis mon départde Bordeaux, j'avais entie - ..

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