Pérégrinations d'une paria, 1833-1834
34 rocher s·éboule sous les pieds, t->t, au moindre faux-pas, on court le risque de rouler, de rocher en rocher, jusqu'a la mer. En quitlant le sen– tier', on arrive au sable uni et doux de la plage, sur laquelle les vagues viennent courir en festons argentés. On se 'sent délassé a marcher sur CP. sable ferme, que lamer rafraichit continuelle– ment; mais a peine y a-t-on fait deux ou trois cents pas, qu'il faut l'abandonner et suivre un chemin rocailleux des plus pénibles : ce chemin, qui est en forme d'échelle, a été pratiqué dans Ja masse de rochers sur laquelle est située la ville. ll faut au moins nn quart d'heure pour le gravir. J'étais si faible, que je fus obligée de me reposer a trois fois différentes. Je pouvais a peine marcher; le bon M. Chabrié me portait presque; M. Miota m'ombrageait avec un parapluie, car mon om– brelle ne m'eut que faiblement garantie, tandis que, leste comme undaim, M. David allaitdevant en éclaireur, afin de nous indiquer les passages les moins mauvais. Le soleil des tropiques dar– dait, verticalemen,t sur nous, ses rayons brulants; pas le plus léger souffie de zéphyr ne venait sé– cher nos fronts baignés de sueur : une soif ar– dente nous desséchait le gosier. Enfin nous arrivames sur la plate-forme. M. David prit les •
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