Pérégrinations d'une paria, 1833-1834
33 la connaissance et qu'il (amenait diner ·a notrc bord. Le lendemain, apres déjeuner, les trois jeunes Espagnols, M. David, le capitaine et moi, a lla– mes aterre. II n 'y a pas, a la Praya, de mole qui puisse faciliter le débarquement : les abords sont héris– sés de roches plus ou moins grosses, contre les– quelles la mer vient se briser avec une violence qui me1trait en pieces les plus fortes embarca– lions, si l' on ne prenait les plus grandes précau– tions pour s'en garer. 11 faut qu'un matelot hale le canot en sauta~t de roche en roche, jusqu'a ce qu'il trouve une ouverture convenable a le faire entrer, et, pendant cette mancenvre, les matelots restés dans le canot sont occupés, avec leurs avirons, a empecher que la vague ne le brise contre les roches. Il est tres difficile de dé– Larquer sans se mouiller, le malin surtout, ou lamer est toujours plus agitée. Cependant, grace aux précautions que prirent ces messieurs , je ne fus pas mouillée; un matelot m'enleva dans ses bras vigoureux et me déposa a terre, en lieu sec. Un petit sentier, tracé sur les rochers qui bordent la mer, conduit a la Praya : cette route n'est pas sans péril; le sable noir qui recouvre le l. 3
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