Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

32 a lerre : e'est ce qui va vous arriver; mais les enfants onl besoin de voir par leurs yeux. Eh Líen! voyez, et apres vous me direz si j'avais ra1son. Nous...nous récriames tous contre la froideur de don José : son espiegle neveu entreprit de lui monter la tete pour la Praya; mais le vieil Espagnol, qui était en tout homme de sa na– tion, fut inébranlablc. Il se contentait de nous • répéter : - Allez, allez; puis, quand vous re– viendrez, vous me direz si j'avais raison. Mais la jeunesse, impatiente d'obstacles, n'a guere foi qu'en ses désirs, n'est convaincue que par sa propre expérience : nous montrions du dédain pour celle de don José. Quand nous vimes revenir le canot, notre cul'iosité se ranima; a peine ces messieurs furent– ils a bord, que nous nous mimes a les assaillir de questions; maís le moment n'était pas bien choisi pour qu'ils pussent satisfaire a nos de– mandes. M. Chabrié était occupé avec M. Briet a expliquer, aux ouvriers qu'ils avaient amenés, l'ouvrage a faire, et M. David, anglomane par excellence, s'appliquait tout entier a parler la belle langue de lord Byron, avec le jeune et tres e:;Iégant consul américain I dont il venait de faire

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