Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

31 ' tandis que le vieux don José, qui en.fin pouvait • se promener a son aise, maintenant que la mai- son flottante était en repos, jouis'sait, avec un air <le délices, du bonheur inexprimable de pouvoir faire douze pas de suite sans risque de tomber. Le vieillard ne s'arretait que pour faire ses petits cigaritos en papier : de temps et1 temps il souriait en nous écoutant. Je m'aperqus de son sourire; et, désirant connaitre le fond de sa pensée, je luí demandai ce qu'il comptait faire a la ville. - Mademoiselle, me répondit - il avec ce calme espagnol qu'il ávait au plus haut <legré, je me garderai bien d~y aHer. - Quelle indifférence ! don José; vous etes done bien satisfait d'etre a bord de ce navire ou l'on n'a qu'un si petit espace pour se pro– mcner? - Non, mademoiselle; je ne suis pas plus indifférent que vous a la vue de la terre; mais seulement j'ai sur vous l'avantage de ma longue expérience, et je sais a quoi m'en tenir sur les agréments que présentent ces cotes et beaucoup d'autres ou nous pourrons aborder avant d'ar– river a Lima : je penseque ce n'est pas la peine de quitter le bord afin d'etre beaucoup plus mal •

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