Pérégrinations d'une paria, 1833-1834
vées a la vbe de notre supériorité sur les indi– vidus des a11tres nations qui se trouvaient a la Praya. Ges messieurs resterent longtemps a terre ; ils ne revinrent qu'au moment du diner, vers cinq heures. Pendant leur absence, nous nous perdions en conjectures sur les agréments que pourrait offrir la ville de la Praya. M. Miota voulait aller prendre gite dans un hótel, .afin de se soustraire, pendant la relaéhe, a la ,vie de bord. Cesario et Fernando projetaient, pour ohaque jour, de partir avec le lieutenant et notre cuisinier, qui d'evaient aller tous les ma– tins a la ville faire la provision. Ces deux jeuncs Espagnols se faisaient un~ grande fete d'aller chasser, courir dans la plaine, manger des fruits, montera cheval, prendre enfin l'exercice si né– cessaire a leur a.ge , et dont leurs membres en– gourdis sentaient le -besoin. Moi aussi je me des– sinais un plau de vie pour le temps de notre sé– jour; je voulais aller demeurer dans une maison portugaise, afin d'etre bien a meme d'étudier les mreurs ainsi que les usages <lu pays, de tout voi1· et de prendre des notes exactes sur les choses qui me paraitraient en valoir ia peine. Tous ces beaux projets se faisaient sur le pont,
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