Pérégrinations d'une paria, 1833-1834
• 27 appartenait a don Miguel, son illustre maitre; et, en pronorn;ant ce nom, le burlesque indi– vidu ótait son chapeau. H parla beaucoup <le politique, essayant de nous faire causer sur ce sujet. Il accepta notre eau de vie et nos biscuits, me fü de pompeux compliments en portugais, et, apres etre resté trés longtemps a notre bonl a faire plutót le métier d'espion qu'a remplir les devoirs de sa charge, il se remit dans son canot, ou il prit l'attitude altiére d'un capitan-pacha sortant d'Alexandrie avec toute sa flotte. Pendant que ce petit Portugais nous parlait des hauts-faits de spn illustre maitre, vinrent a notre bord deux autres personnagesnon moins remarquables soit par leur toilette ou leurs ma– nieres. L'un était capitaine d'un brick améri– cain; l'autré commandait une petite goelette d<.' Si<•rra-Leone. Ce dernier était Italien; et en - montant a bord, il nous dit qu'il était marié a une Parisienne de la rue Saint-Denis. Le brave capitaine Brandisco ( c'était son nom) citait le nom de cette rue avec autant d'em– phase que, du temps de César, en eíit mis un patricien en disant qu'il demeurait sur la place du Capitole. Notre capitaine , le second , et M. David ju-
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