Pérégrinations d'une paria, 1833-1834
28 gerent convenablc de descendre a lerre en meme temps que le capitaiue de port, afin d'aller chez le gouverneur faire mettre en regle les papiers de bord et de se procurer au plus tót des ouvriers capables d'aider notre charpentier dans les ré– parations a faire au navire. Puisque je me suis promis de <lire toute la vérité, j'avouerai le mouvement d'orgueil queje ressentis en comparant notre canot et les hom - mes qui Je montaient aux trois autres miséra– bles petits canots montés par des negres ou de pauvres matelots américains ! Quclle immensc différence! Comme U étaitjoli et coquet, notre canot ! comme ils avaicnt honne mine nos ma– rins ! lVI. Briet tenait la barre : la uoblesse de son maintien représentait dignement la marine frarn;aise, et notre capitaine, avec ses bottes bien cirées, son pantalon de coutil blanc, son habit bleu foncé, sa cravate de pou-de-soi(' noir, son beau chapeau en paille orné d'un velours noir passé dans une petite boucle, re– présentait aussi fidelcmcnt le marin commcr– (?ant. Quant a l'aimable M. David, c'était le fashionabk dans toute sa pureté. 11 avait des bottes en daim gris, un pautalon en coutil gris fo1·mant la !{Uetrc, une petite veste f'n drap
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