Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

22 de grands dangers , donne un charme magique a l'existence. A toutes ce.s joies se joint, pour plusieurs , l'impression du plaisir qu'ils vont éprouver a revoir leurs amis ou a se réunir a leur famille, a embrasser mere, femme et en– fants. O terre ! souvent maudite par ceux qui te foulent, tu leur paraitrais un Éden s'ils avaient habité pendant quelques mois le sein des mers, ou l' on ne voit ni ombrages frais, ni prés éma illés; ou l' on ne reµcontre ni parents, ni amis sur sa router Nous étions tous sur le pont, avides de dé– couvrir cette terre qu'en cet instant chacun de nous embellissait des reves de son imagination : le camr nous battait tandis que nous <loublions le cap terminant la langue de terre qui forme la baie de la Praya. Qu'allions-nous voir? C'était a ce mouillage que m'attendait la premiere dé– ception de mon voyage. Je n'étais pas tres forte en géographie, et, n'ayant jamais Ju la des– cription de la Praya, j'en improvisai une dans ma tete. Je pensais qu'une ile nommée Cap– Vert deYait nécessairement offrir a la vue des na,·igateurs un paysage verdoyant; car, a quelle cause, s' il n'en était ainsi, fa udrait-il attl'ibuer rorigine de son nom '? Je ne songeais pas alors "' ..

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