Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

1 /¡. le sourire toujours errant sur ses lévres forment un ensemble agréable de contrastes et d'har– monies qui lui donne une expression de gaité et de bonheur qu'il est bien loin de ressentir. M. David est ce que le monde appelle un homme aimable, parlant beaucoup, mais avec grace et gaité,.. et ayant dans la conversation le genre d'a– mabilité que les dames accueillent. De plus, c'est un dandy qui passe le cap Horn en has de soie, fait sa barbe tous les jours, parfume ses cheveux, récite des vers, parle anglais, italien et espa– gnol, et ne se laisse jamais tomber, meme dans les plus forts roulis. Tels étaient les personnages qui se trouvaient réunis sur le Mexicain. Des notre arrivée a bord, chacun de nous s'occupa de se caser dans son petit trou le mieux qu'il put. M. David m'aida a faire tous mes arrangements., en m'indiquant, avec l'ex– périence qu'il avait des voyages sur mer, ce que j'avais a faire pour m'éviter le plus de désagré– ments possibles. Je me sentís prise par le mal de mer une heure apres etre entrée dans cette maison flot– tante. Ce mal a été décrit tant de fois par les nombreuses victimes qui en ont été torturées, que .j'évitcrai de fatiguer mon lecteur d'une

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