Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

7 _, la mcme carriere et y appropria son éducaLiou . Aprés les évenements de 1815, M. Chabrié .1ban– donna la marine de l'État, pour courir les chances hasardeuses de la marine commerciale. J'ignore les motifs qui le détcrminerent dans cette cir– constance. . M. Chabrié est entierement en dehors de la ligne des capitaines de la marine marchande, hraves marins qui, d'ordinaire, ont commencé par etre simples matelots, puis se sont avancés par leur intelligence et leur bonne conduite. M. Chabrié a beaucoup q'esprit naturel, la re– partie toujours prete, des saillies étonnantes de naiveté et d'originalité : sa brusquerie ressort autant de sa franchise que des habitudes de son état; mais ce qu'il y a de plus remarquablc en lui, c'est l'~xtreme bonté de son creur et l'exal– tation de son imagination. Quant a son carac– tere, e'est bien le plus ~ffreux caractere que j'aie jamais rencontré : sa susceptibilité, qu'irritcnt les plus petites ch,oses, est intolérable; hournt et colere, ce serait en vain que, dans ses acces de mauvaise humeur, on rcchercherait en luí des traces de la bonté de son crem·. Il ne mé– nage ríen, blesse ses amis de l'ironie la plus amere , se plait a les torturcr sans la moin<lrc

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