Pérégrinations d'une paria, 1833-1834
6 une constante irritation. Le batiment était lar-– gement approvisionné, et notre cuisinier excel– lent. Nous n'étions que cinq passagers : un vieil Espagnol, ancien militaire, qui avait fait la guerre de 1808, et depuis dix ans s'était établi a Lima. Cebravehommeavait voulu revoir sapa– trie avant de mourir, et retournait au Pérou. 11 emmenait avec lui son neveu, jeune garc;on de quinze ans, remarquable par son intelligence. L' oncle se nommait don José, et le neveu Cesa– rio. Le troisieme passager, Péruvien, né dans la ville du Soleil (le Cuzco) avait été envoyé a Paris, a l'age de seize ans, pour y faire son édu– cation; il avait alors vingt-quatre ans. Son cousin, jeune Biscayen de dix-sept ans, l'ac– compagnait. Le Péruvien se nommait Firmin Miota, et son ~ousin tout simplement don Fer– nando, n'étant pas, plus que les deux premiers passagers, désigné par un nom patronimique. 11 n'y avait, de ces quatre étrangers, que M. Miota qui parlat franc;ais. J'étais la cinquieme personne passagérc a bord du Mexicain. Le capitaine, M. Chabrié-(Zacharie), était un homme de trente-six ans, né a Lorient. Son pere, officier de la marine royale, lui fit suivre
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