Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

399 tres froids. Q"ant a •na cou~ine Manuela, il n'en fut pas de meme; elle se jeta dans mes bras, m'embrassa avec tendresse, et les yeux pleins de larmes, la voix émue, me dit : - Ah! ma cousine, qu'il me tardait de vous eonnaitrc I Depujs que j'ai appris votrc existence, je vous aime, j'admire votre courage et pleure sur vos chagrins. - Nous resta.mes pres de deux heures dans cette c~mpa.g:qe. Je me promenais dans le jarrlin ayee mqn onde; je ne pouvais me lasser del'eqtendre : H parle le fr~nc;ais avec une pureté et une grace charmantes. J'étais ravie de son esprit, son amabilité me fascinait. Vers sept heures, nous nous mimes en route pour Aréquipa. Mon oncle monta sur sa belle et fougueuse jument chilienne. L'habileté, la grace avec lesquelles il la conduisait dénotaient assez· que son éducation_équestre -a.vait eu lieu en Andalousie. J'étais encore, cette fois, en tete de la nombreuse cavalcade; mon oncle, a ma droite, ne cessait de m'entretenir de la maniere la plus amicale. En arrivant a la maison, nous trouvames ma cousine Carmen occupée a faire les honneurs, dans le grand salon, aux nombreux visiteurs venus pour recevoir don Pio et sa famille. Ma

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