Pérégrinations d'une paria, 1833-1834
398 par le langage. Je pris sa main, et la serranl. avec amour, je luí dis : Oh! mon oncle, que j'ai besoin de votre affection !.... - Ma fille, vous l'avez tout entiere. Je vous aime comme mon enfant : vous etes ma sreur, car votre pere m'a serví de pere. Ah ! ma chere niece , que je suis heureux de vous voir, d~ contempler des traits qui me rappellent si fidelement ceux de mon pauvre frére. C'est luí, lui, mon frere, mon cher Mariano, dans la personne de Florita. - Il m'atlira vers luí, je penchai ma tete sur sa poitrine, au risque de me jeter a has de mon cheval, et restai ainsi assez longtemps. Je me relevai baignée de larmes : était- ce de joie, de . douleur ou de souvenirs? je ne sais... ; mes émotions furent trop vives et trop confuses pour que je puisse en préciser la cause. Ces messieurs nous avaient rojoints : j'essuyai mes yeux, tra– vaillai a repr~ndre mon calme, et marchai en avant avec mon onole sans parler. En entrant dans la cour, ma tante, qui est aussi ma cou– sine, puisqu'elle est sreur de Manuela, vint au devant de moi, me fit un accueil tres gracieux, mais au fond duqnel je démelai une grande sé– cheresse d'ame. J'embrassai ses enfants, ses trois filles, son gar<;on, et tous quatre me parurent
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