Pérégrinations d'une paria, 1833-1834
391 nesse, j'avais taut aimé cet oncle, que mon ima– gination me représentait comme un second pere, j'avais tant souffert lorsque ma mere m'avait dit: ce Votre oncle Pío vous a abandonnée, » que je ne pensais jarnais a luí sans ressentir la plus vive émotion. Le 5 janvier, vers quatre heures de l'aprés– midi, je montai a cheval, accompagné de mon cher cousin Emmanuel, d 'Althaus, du bon M. Viollier, mes trois intimes, et suivie d'une foule d'autres personnes, venant plutót pour satisfaire leur curiosité que par intéret pour moi ou par prévcnance pour don Pio de Tristan. Nous nous dirigeames vcrs la belle maison de cam– pagne que mon oncle appelle simplement sa chacra 1 : elle est située a une lieue et demie , de la ville. Lorsque nous approchames de l'habi– tation, Emm~nuel et Althaus prirent les devants pour m'annoncer. Peu aprés, je vis un cavalier venir a toute bride; je m'écriai : voila mon oncle ! J e larn:;ai mon cheval, et dans un instant je me trouvai auprés de luí. Ce que j'éprouvai alors,je ne sauraisqu'imparfaitement l'exprimer ' Ce mot n'cst pas espagnol; on s'en ~crt. au Pérou pour dé~i – gner une maison des champs.
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