Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

396 de la succession t Althaus, franc militaire, peu versé en matiere d'intérets, ayant affaire a un homme de la force de rnon oncle, n'eut pas la meilleure par-t. II fut lésé en tout; il se plaignait, entre autres choses, que toutes les bonnes terrcs de Camana se trouvaient dans le. lot de mon oncle, tandis que les mauvaises avaient été Jais– sées pour les parts. de Manuela et de la fille de ma cousine Carmen. De Camana, mon oncle s'était rendu a Islay pour y prendre les bains de mer. 11 me fut évi– dent qu'il affectait, en différant, sous divers prétextes, son retour a Aréquipa, de montrer ostensiblement qu'il ne me craignait pas. Depuis trois mois: j'hahitais sa maison, je l'adendais. Enfin il m'annorn;a son départ d'Islay, m'invi:– tant a veni.r a sa rencoritre, si cela me convenait, jusqu'a sa maison de campagne, ou il comptait s'arreter. J'allaisdonc voircetonde surlequel reposaient maintenant toutes mes espérances, l'homme qui devait tout a mon pere, son éducation, son avancement et, par suite, ses succes dans le monde! Quel accueil allait-il me faire? quelle sensation éprouverais-je n sa vue? A cette pensée mon crenr battait avec violence : dans ma jeu-

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