Pérégrinations d'une paria, 1833-1834
393 de la fin de la lutte. 11 se résigna done a rester au Pérou; et, réfléchissant que, da ns ce pays nouveau, ses talents d'ingénieur pouvaient re– cevoir une grande variété d'emplois, il proposa au gouvernement de lever le plan topographi– que <lu territoire, et de se charger de tous les travaux d'art qu'on jugerait convenable d'entre– prendre. Sa proposition fut acceptée; il resta attaché a l'armée péruvienne en qualité de colo.. n~l du génie, fut nommé ingénieur et géographe en chef de la république et chargé de l 'exécution de la carte du Pérou : on lui alloua 600 pias– tres par mois (3000 fr.), indépendamment de ses frais de voyage. 11 eut deu~ aides de camp attachés a sa personne comme chef du génie militaire, et deux aides-géographes pour les travaux topographiques. 11 y avait quatorze ans qu'Althaus habitait le Pérou; il s'était trouvé a tou tes les affaires sansavoir jamais re9u dans au– cune la plus légere blessure. En 1825, il vint, a la suite de Bolívar, a Aréquipa, et alla loger chez mon onde Pio, qu'il connaissait beaucoup. ll y connut ma cousine Manuela de Florez, filie d'une sreur de mon pere, en devint amoureux, se fit aimcr de la jeune fille et, surmontant une légere opposition, il l'obtinl de mon onde, tuteur
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