Pérégrinations d'une paria, 1833-1834
39/i. de-ManueJo, qui était orpheline. Althaus épdusa ma cousine en 1826. Ils ;ivaient, qu~nd j'étais au Pérou, trois enfants, deux fils et une fille. Althaus a toutes les vertus qui honorent l'homme; il les tient de son creur et de son édu-. cation : il a en méme temps des défauts qui pa– raissent inconciliables avec ses quálités et qu'on doit attribuer au long exercice de sa profession. On accus.e mon cousin d'etre dur; on lui repro– che la sévérité de ses exigenees , la rigueut des chatinients dont il use envers ses soldats et ses subordonnés. Je suis bien loin d'excuser de pa.– reils défauts, mais je fer.ii remarquer toutefois qu'il faudrait qu'un vétéran des armées d'Alle– magne fut plus qu'un ange pour n'etre pas dur, violent meme, ayant des f éruviens a comman– der, et qu'il serait a tlésirer, pour le progres de la civilisa tion, que le Pérou eut des hommes de la trempe d'Althaus, a la tete de tons les ser– vices publics. Obligeant a l'égard de tout le monde, mon cousin aime a ren.dre service, et en a rendu meme a ses ennemis : il est charitable aux pauvres, généreux envers tous ceux qui l' entourent, bon pere, bon époux, quoique par– fois un peu brusque, et idolatre de ses enfants. Tres laborienx, il a, pour toutes ses rechet-
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