Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

389 des proverbes. 11 fut de toutes nos parties avec M. de Sartiges, et tout ce qn'il me disait au su_– jet de ce jeune homme-femme était digne de re– marque. - En résumé, me disait-il un jour, je vois, ma chere Flora, que depuis quinze ans que j'ai quitté ]a France, votre jeunesse n'a pas été en s'améliorant. D-e mon temps, j'ai vu des jeunes gens de l'age de M.. de Sartig~s, qui déja avaient deux épaulettes, et s'étaient trouvés a dix affaires; de ces beaux garc;ons forts, robus 7 tes, qui résistaient au froid et au chaud, a la faim et a la soif, a toute espece de fatigues. C'é– taient la des hornmes ! Mais des mauviettes comme votre vicomte, qu'on prendrait pour de petites marquises déguisées, je vous le demande, de quelle utilité peuvent-elles etre a leur pays? Sans doute cela est gentil; mais est-ce avec des poupées de cette nature que vous comptez faire marcher la civilisation '! - Althaus, vous ne faites cas que de la force physique. - C'est que la force physique entraine tou– jours avec elle la force morale. Tres certaine– ment vous ne rencontrerez jamais dans une chétive enveloppe de femmelette un César, un Pierre le Grand, un Napoléon.

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