Pérégrinations d'une paria, 1833-1834
388 tion qu'on lui fit. 11 parlít pour le Cuzco, chargé de lettres de recommatidatíon, et j'ai eu le plai– sir d'apprendre que la connaissance de M. 1\líota, pour qui je luí donnai une lettre, luí avait été tres agréable. Pendant le séjour de l\L de Sartiges a Aré– quipa, vínt de Lima un de mes cousins par al– liance, l'hornme le plus original que j'aie ren– contré de ma vie, M. d'Althaus, dont j'ai déja parlé. Des la premiere entrevue, nous fumes amis. Althaus est Allemau<l, mais parle franc;ais dans la perfection, ayant passé en France une grande partie de sa vie. A partir du moment de son arrivée, je n'eus plus de temps de reste. Sa conversation me plaisait si fort, j 'y trouvais tant d'occasions de m'instruire, que je profitai de ses dispositions musardes pour prolonger avec luí d'interminanables causeries. Comme sa femme, aínsi que ses enfauts et ses domestiques, étaient chez mon oncle, a Camana, il venait manger avec moi chez ma cousine, en sorte que nous ne nous quittions pas. Althaus a une maniere de parler des personnes et des choses qui est tout a fait a lui. En espagnol, qu'íl parle tres bien, comme en franc;ais, il trouve des mots qui pei– gnent, caractérisent, et qu'on citeensuitecornme
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