Pérégrinations d'une paria, 1833-1834
et, pendant tout son séjour chez M. Le Bris, il ne cessa de se plaindre ae la dureté des siéges en usage a Aréquipa. Au diner, on mettait sur sa chaise un tapis plié en quatre. ll se plaignait aussi de la nourriture : on ne savait pas faire le thé, les glaces ne valaient rien; mais ce qui le désespérait, ce qui le rendait réellement mal– heureux, e'est que les blanchisseuses du pays ne savaient pas repasser son linge a son gré. Le vicomte avait aupres de lui, pour le servir, non un domestique, mais une espece de Michel-Mo– rin, qu'il appelait son homme. G'était un ancicn militaire, robuste, adroit, intelligent, sachant un peu de tout. Mon cousin Althaus, qui leur avait fait une carte de route pour se· rendre au Cuzco, prétendait que le serviteur en savait plus que le maitre, et, pour cette raison, il avait nommé celoi-la le Baron. Je n'ai jamais parlé a ce deFnier. M. de Sartiges resta trois semaines a Aréquipa. Chacun s'empressa de le feter le mieux qu 'il pul. Nous nous réunimes en grande cavalcade, afin de lui faire voir le peu de choses curieuses qui se trouvent aux environs de la ville. On lui donna des bals, des diners, et, en somme, je ne pense pas qu'il dut etre mécontent de la_ récep-
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