Pérégrinations d'une paria, 1833-1834
386 mandaient dans leur na1veté : - Que vous dit do~c ce charqiant vicomte? vous parle-t-il d'amour?.... -Non, mes<lames, 1'1. de Sartiges ne me parle pas d'amour, ce qui me fait attacher heaucoup plus de prix a ses fréquentes visites. M. de Sartiges ne vivait en apparence que pou:r de friroles jouissances; cependant il re– cherchait l'instruction partout ou il e::pérait la rencont:rer. 11 mettait bien ses plaisirs en pre– miere ligp.e; mais, chemin faisant, il recueillait <;a et la des r~nseignements sur les pays qu'il parcourait. Il prenait beaucoup de potes , ques– tionnait les personnes capabJes, et donnait a l'examen des choses µne attention assez sou– tenue. M. Viollier ne revenait pas de son étonnement; il ne pQ~vait concevoir comment ce petit etre s' exposait volontairement aux plus rudes fatigues, les supportait avec courage et br~vait toute espece de dang~r, nniquement pour satisfaire sa fantaisie de voir du pays. M. Viollier ne put jamais s'expliquer non plus comment cette vie errante, pénible, n'avait changé en ríen, ni meme modifié le caractere, les gouts et les habitudes du vicomte. M. de Sar– tiges trouvait charmant de coucher en plein air, par terre, sur un sac, au milieu d'une pampa; •
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