Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

• 385 tenir aucun compté de la fragilité de sa ché– tive enveloppe, il s'étaitexposé, avec sa faible poi– trine, a l'affreux hiver des mers polaire/.Arrivé a Valparaiso, avec nne toux seche et dans un étatd'extreme maigreur,il s'étaitnéanmoinslivré aux plaisirs, et, apres etre resté quelque temps au Chili a mener la vie des marins a terre, lassé des belles Chiliennes, il avait voulu connaitre les Péruviennes. Cet enfant-vieillard ressemble beaucoup au colibrí, qui voltige successivement a l'extrémité de toutes les branches d'un arbre sans se poser sur aucune, ou, comme diraient les fouriéristes, la papillonne 1 est sa dominante. M. de Sartiges fit fureur parmi les dames d' Aréquipa : e'était a qui d'entre les plus jolies aurait une meche de ses blonds cheveux. Quand il passait dans la rue, on se mettait sur la porte pour voir le joli Fran<;ais aux chePeux blonds 2 • Les plus jolies femmes de ma société enviaient mon bónheur de pouvoir parler avec le vicomte : quelques unes d'entre elles me de- ' I.e systeme passionnclde JU. Fouríer est trop connu pour que je sois obligée de dire a laquelle de nos passions il donne le nom de papillonne. 2 Au Pérou, les cheveux blonds et les yeux bleus sont les denx gen res de beauté les plus estimés. l. 25 •

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