Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

37G nement, les grailds personnages se faisaient pol'ter dans une chaise a bras. Il y en a une chez mon oncle, qui servait a rna bonne ma– man, et dont il se sert lui-meme quand il est malade. Elle ressemble aux chaises a porteurs qui existaient en France avant la révolution. Tout le monde va a cheval ou a mule. Les anes ne sont destinés qu'a porter des fardeaux dans les montagnes. Les Indiens emploient les lla– mas I a cet usage. Le llama est la bete de somme des Cordil– lieres; e'est avec lui que se font tous les tran~– ports, et l'Indien s'en sert pour commercer avec les vallées. Ce gracieux animal est tres in– téressant a étudier. C'est le seul des animaux que l'homme s'est associé, qu'il n'a pu réussir a avilir. Le llama ne se laisse ni battre ni mal mener; il consent a se rendre utile, mais c'est a condition qu'on l'en prie et non qu'on le luí commande. Ces animaux ne vont jamais qu'en troupes; elles sont plus ou moins nombréuses et conduites par des Indiens qui marchent a une grande distance en avant des Hamas. Si la troupe se sent fatiguée, elle s'arrete, et l'Indien • Llama est d11 féminin en espagnol et se prononee lianw. J.– me suis confoi·mée a J'nsage en le faisant masculi11. •

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