Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

375 A Aréquipa, la mort des gens aisés ne réjouit pas seulement leurs héritiers; les moines y trouvent encore l'occasion de vendre, a prix élevés, leurs robes grises , noires, blanches , carmélites, etc., pour ensevelir le défupt. Il est d'usage et de bon ton de se faire enterrer dans un habit de moine~· aussi ces saints per– s01mages ont-ils, presque toujours, des robes neuves qui contrastent avec la malpropreté du reste de leur costume. Aussitót que le mori– bon<,l es( expiré,. on le revet, n'importe son sexe, de l'habit d'un de ces religieux; il reste ainsi vetu et visage découvert ,, étendu snr son lit, durant trois jours : pendant ce temps se font des visites de condoléance; les parents, les plus éloignés tiennent le deuil, c'est a dire restent dans la piece oú est le mort pour rece– voir les visiteurs. Ceux-ci, hommes ou femmes, sont en deuil ; ils font, en entrant, un salut grave aux parents, qui sont sur une estrade, puis vont s'asseoir dans un coin ou se mettent en prieres. On porte le corps a bras a l'église, et c'est aussi a bras qu'apres la cérémonie on le porte hors de la ville; de la, il est trans- , porté, sur un tombereau, au cimetiere. JI n'y a pas de voitures a Aréquipa; ancien-

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