Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

311+ pierre scelléc ; e·cst sur cette pierre que les parents du défunt associent leur vanité au néant de la tombe. On lit, sur des plaques de marbre, de bronze, écrit en lettres d'or : ce Ici repose tillus.tre maréchal, le célebre général, le vé– nérable curé. » D'autres épitaphes, d'une exé– cution moins riche, font une longue énuméra– tion des vertus des défunts; on n'y rencontre, comme dans t0us les cimetieres du monde, que de bons peres, des épouses chéries, de tendres meres, etc.; c'est ainsi que la passion du mo– ment dictant nos paroles, nous cxagérons, dans l'individu mort, les vertus que nous avons mé– connues pendant sa vie. Les pauvres ont une fosse commune, fermée de la meme maniere lorsqu'elle est remplie. Les corps des protes– tants ne sont pas admis dans ce cimetiere. Ce n'est que depuis peu d'années qu'on n'enterre plus dans les églises; certaines gens en mur– murent et achetent des couvents, a chers de– niers, une place dans leur église. C'est ainsi que ma grand'rnere a son tombeau a Santo– Domingo; avec de l'argent, on se dispense aussi facilement, dans ce pays, des prcscriptions de la loi que 1e celles de la religion ; les rachats des dernieres sont cependant a meilleur compte. '

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