Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

XXXVllJ pardonne ! et que ceux qui régissent notre pays frémis– sent ! je me serais tuée..... Je vois, a cet aveu, le sou– rire d'indilférence del'égo"isme qui ne sent pas, dans son ineptie, la corrélation existante entre tous les individus d'une meme agrégation; comme si la santé du corps social, dont plusieurs membres sont portés au suicide par le désespoir, n'olfrait aucun sujet d'appréhension. J'avais écrit, en 1829, ama famille du Pérou, dans le dessein a demi formé d'aller me réfugie1· aupres d'elle, et la réponse que j'en res;us m'aurait engagée a réaliser immédiatement: t:o p-»~jnt -Si ie n'en avais é~mpechée par la réflexion désespérante qu'eux aussi allaient ,..., pousser une esclave fugitive, parce que, quel.¡ue m.épri– sable que ft1t l'etre dont elle po1·tait le joug, son devoir était de mourir a la peine, plutot que de b riser des fcrs rivés par la loi. Les persécutions de M. Chazal m\waient, a plusieurs 1'eprises, contrainte de fuir de Paris : lorsque mon fils eut atteint sa huitieme année, il insista pour l'avoir, et m'offrit le rnpos a cette condition. Lasse d'une lutte aussi prolongée et n'y pouvant plus tenir, je consentís a lui remettre mon fils en versant des larmes sur !'avenir de cet enfant; mais quelques mois s'étaient a peine écoulés depuis cet arrangement , que cet homme recommens;a a me tounnenter, et voulut aussi m'enlever ma fille, parce qu'il s'élait apers:u que j'étais heureuse de l'avoir aupres de moi. Dans cette circonstance, je fus encore obligée de m'éloigner de París: ce fut pour la sixieme fois que, pour me ~oustraire a des poursuites incessantes, je quittai la seule ville au monde qui m'ait jamais plu. Pendant plus de six mois, cachée sous un nom supposé, je fus errante avec ma paune petite fille. A celtc époque, la dnchcssc

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