Pérégrinations d'une paria, 1833-1834
368 étranges marques de galanterie. Les esclaves participent aussi a ces amusements : ils se jet– tent de la jarine, ce mode d'attaque est plus économique ; aussi beaucoup de gens en font usage. Toutes ces négresses avec leur peau noire, leurs cheveux crépus, barbouillées de farine, sont hideuses ! Le soir, on se réunit dans des bals ou les danses les plus indécentes sont exécutées ; beaucoup de personnes portent des · déguisements bizarres; mais il n'y a aucun cos– tume de caractére; ces divertissements durent toute une semaine. De ces reufs immondes au ·_déluge de dragées qui inondent les passants dans les rues de Rome , de ces grossiers amusements aux mas– ques de l'Italie, il y a la meme distance que des comédies burlesques qu'offrent les églises d' A– réquipa pendant la semaine sainte, de la musi– que barbare qu'on y entend, des misérables croutes, des sauvages ornements dont elles sont décorées , aux majestueuses cérémonies , a la ravissante musique , aux magnifiques produc– tions des arts , a tous ces brillants et poétiques })restiges avec lesquels Rome soutient encore sa religion vermoulue. La population d'Aréquipa, en y comprenant
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