Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

est parve,rn se ret1ete dans tout. Les amuse– ments du carnaval ne sont pas plus décents, a Aréquipa, que les farces et bouffonneries de la semaine sainte. Il y a des gens qui, pendant toute l'année, s'occupent a vider des coquilles d'reufs, ils en font commerce; quand arrive le carnaval, ils remplissent ces coquilles de diverses couleurs : rose, bleue, verte, rouge, et puis bouchent l'ou– verture avec de la cire. Les dames se munissent d'un panier de ces reufs, et, vetues de blanc, vont s'asseoir sur le dome de leur maison; de la elles s'arnusent a lancer ces reufs sur les per– sonnes qui passent dans la rue. Les passants, soit a pied ou a cheval, sont toujours pourvus des memes projectiles et ripostent a leurs agres– seurs; mais, pour rendre le jeu plus gentil, on remplit aussi ces reufs d' enere, de miel, d' huile, et quelquefois des choses les plus dégoiitantes : plusieurs individus ont eu l'reil crevé a ce com– bat d'une nouvelle espece; on m'en a montré trois ou quatre a qui cet accident était arrivé, et, malgré ces exemples, les Aréquipéniens conservent pour ce jeu un gout de fureur. Les jeunes filies font parade des nombreuses souil– lures de leur robe et se montrent vaines de ces ,

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