Pérégrinations d'une paria, 1833-1834
365 ces. Le moyen de ne pas se croire exempté des vertus sociales, lorsqu'on fait de pareils tours de force... : tels sont les résultats auxquels arri– vent les religions qui isolent leur foi de la cha– rité. Le jour de Paques, on fait des visites a toutes ses connaissances, et la conversation ne roule que sur les fetes de la semaine sainte; elle se résume en ceci : - « Eh bien! mi señora, vous etes-vous bien amusée? c'était tres bien a Santo– Domingo, ·a Santa~Rosa : ha! cela m'a fait beaucoup de plaisir. -_- Et moi, señor, je n'ai rien trouvé d'aussi joli que les autr~s années; la religion perd de sa splendeur : ce n'était pas gai du tout a la cathédrale; a Santa-Cathalina, elles ne font plus de descente de croix; et, a force de voir tous ces Sambos se battre pour avoir un morceau de croix, la chose m'a paru monotone : cela ne vaut pas la peine qu'on se donne pour suivre les stations. - Mí señora, le beau temps est passé, nos églises ne sont pas aussi riches qu'elles l'étaient; les clames de Santa~Cathalina dépensent leur argent a ache– ter des pianos importés de France et ne font plus de descente de croix. » Le dimanche, a la messe, les hommes se tien-
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