Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

363 peuple, n'y sont pas moins scandaleuses; tou– tes ces processions ont un trait de ressemblance; les bons moines y demanden_t toujours, ~t tou– jours on leur donne. C'est pendant la semaine sainte qu'ont lieu lesgrandes saturnales du catholicisme péruvien. Dans toutes les églises d'Aréquipa , on fait un énorme tas de terre et de pierres sur lequel on plante des branches d'olivier pour figurer le calvaire avec ses roches et ses arbres. Sur cette montagne factice, on dorine, le vendredi saint, la représentation du supplice de Jésus. On le voit arreté, flagellé et crucifié avec les deux larrons. C' est l'historique de la Passion, sans ~ l'omission d'aucune circonstance, mis en action; le tout accompagné de chants , de récitatifs : puis arrive la mort du Christ; les cierges s'é– teignent , les ténébres regnent.... ; les mreurs faciles de ce peuple entassé dans ces églises peuvent faire présumer ce qui se passe alors dans diverses parties de l'église.... ; mais Dieu est miséricordieux, et les moines, ses ministres, disposent de son absolution. La descente de croix est la seconde piéce : une foule 6onfuse d'hommes, defemmes de races blanche, indienne f,t négTe assiegent le calvaire en poussant des •

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