Pérégrinations d'une paria, 1833-1834
.. 362 de manteaux, les acteurs se drapaient avcc da vieux chales de soie. Les combats de coqs, les danseurs de corde, les lndiens qui font des tours de force, tous ces spectacles attiren~ la foule. Un acrobate fran– <;ais, avec sa femme, a gagné au Pérou tre1,lte mille piastres. L'église péruvienne exploite, au profit de son influence, le gout de la population. Indépen– damment des grandes processions qui se font aux fetes solennelles , il ne se passe pas de mois sans qu'il ne s'en fasse dans les rues d'Aré– quipa. Tantot ce sont l~s moines &ris, qui, le soir, font une prooession pour les morts, et de– mandent pour les morts, et on leur donne pour les morts .,· une autre fois, ce sont les domini– cains, qui font, en l'honneur de la Vierge, leur promenade religieuse; ensuite e'est pour l' en– fant Jésus; puis vient la kyrielle des saints; c'est a ne jamais finir. J'ai dépeint la pro– cession des fetes solennelles ; je ne fatiguerai pas le lecteur de la description de celles dont les saints sont le prétexte; on y étale moins de luxe, de pompe que dans la premiere; mais le fond en est également burlesque , et les scenes d'in– décentes bouffonneries, qui divertissent tant ce
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