Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

• , 361 intimes étaient in vi tés, et le soir on prenait du thé, du chocolat, des gateaux. Les seules choses que j'aie trouvées bonnes a Aréquipa sont les gateaux et les friandises que font les religieu– ses; grace a mes nombreuses relations, je n'en ai jamais manqué pendant mon séjour, ce qui m'a permis de faire de tres bons petits gouters. Les Aréquipéniens aiment beaucoup tous les genres de spectacles; ils courent avec un égal empressement aux représentations théatrales et religieuses. Le défaut total d'instruction leur en fait un besoin et les re~d spectateurs faciles a satisfaire. La salle de spectacle est batie el) bois, et si mal construite, qu'on n'y est pas a couvert de la pluie; trop petite pour la popu– lation, il arrive souvent qu'on n'y peut trouver place. La tronpe est cependant bien mauvaise; elle se compose de sept a huit acteurs, rebuts des théatres d'Espague, et s'est renforcée, dans le pays, de deux ou trois lndiens; elle joue toute espece de piect;s, comédies, tragédies, opéras; estropie Lopez de la Vega, Caldéron, écorche la musique a donner des altaques de nerfs, le tout aux applaudissements du public. Je suis allée quatre a cinq fois a ce théatre; on y jouait la tragédie ; je remarquai qu'a défaut

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