Pérégrinations d'une paria, 1833-1834
• • 360 le pala.is doit avoir perdu sa sensibilité. L'eau est la boisson ordinaire. Le souper a lieu a huit heures; les mets y sont de rneme espéce qu'au diner. Les convenances, dans le service et les usages de la table, ne sont p~s mieux senties que les • harmonies culinaires. Encore aujourd'hui, dans beaucoup de maisons, il n'y a qu'un ,verre pour tous les convives. Les assiettes, les couverts sont malpropres; la saleté des esclaves n'en est pas seule cause; tels maitres, tels valets; les esclaves des Anglais sont tres propres. 11 est de bon ton de faire passer, au bout de la foµrchette, unmorceau pris da.ns son assiette aux personnes auxquelles on veut faire une politesse. Les Eurqpéens se sont tellement révoltés contre cette coutume, .. qu'elle tombe mainlena:,;it en désuétude; mais il n'y a que quelques années que les morceaux d' olla, de poisson, les ailes de poulets , dégout– tant la sauce, circulaient autour de la table, portés au bout des fourchettes par les esclaves. Comme tout est tres cher, les diners invités sont assez rares , et les invitations a des soir€es ont prévalu sitót que la mode s'en est intro– duite. Tous les dimanches, chez mon onclc , on donnait un diner aux parents ou les a1ms •
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