Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

• .. 359 rée; le sucre grossierement raffiné; le pain mal fait; en définitive, rien n'est bon. Voici quel est. leur mode de nourriture : on déjeune a neuf heures du. matin; ce repas se compose de riz avec d~s oignons ( cuits ou crus, on met des oignons partout), de mouton róti, mais si salement, que jamais je n'ai pu en ma_nger; puis vient le •chocolat. A trois heu– res, on sert, pour diner, une olla podrida (puchero est le nom qu'on lui donne au Pérou); c'est un mélange confus d'aliments disparates; bamf, lard, mouton, bouillis avec du riz, sept a huit espec~s de légumes et tous les fruits qui . leur tombent sous la main , tels que pommes , · poires, peches, prunes , raisins, etc. ; un con– cert de voix fausses, d'instrnments discordants ne révolte pas davantage que ne le font lá vue, l'odeur, le gout de cet amalgame barbare. Vien– nent ensuite des écrevísses, préparées avec des tomates, du riz,,des oignons crus et du piment ; des viandes avec des raisins, des peches et du sucre; du poisson au piment;.de la salade ave~ des oignons crus , des ceufs et du piment; ce dernier ingré<lient se trouve en profusion, avec . quantité d 'autres épices, dans tous leurs mets ; la bouche en est cautérisée; pour les supporter,

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