Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

Pyrénées; le lit en est bizarre, tres large en certains endroits, resserré en d·autres; presquc toujours hérissé d'énormes pierres ou couvert. de galets, il offre parfois un sable doux et uni au pied de la jeune fille. Le Chile, qui ressem– ble a un torrent apres la saison des pluies, est presque toujours a sec pendant l'été. Ce vallon est cultivé en blé, mais, orge, alfalfa ( espece de luzerne), et en plantes potageres; on y voit peu de maisons de plaisance. Au Pérou , on est trop occupé d'intrigues de toute espece pour aimer le séjour de la: campagne. La ville occupe, dans le vallon, un vaste em– placement; de la hauteur de Tiav<}lla, elle pa– rait en occuper un plus grand encore; de la, • une étroite bande de terrain semble seulement la séparer du pied des montagnes ; de la , cette massede maisons toutes blanches, cette multitude de domes étincelant au soleil, au milieu de la va– riété des teintes vertes du vallon, de la couleur grise des montagnes, produisent sur le spectateur un effet qu'il ne croyait pas donné aux choses de ce monde de produire. Le voyageur qui, de Tiavalla, contemple Aréquipa pour la premiere fois, est tenté d'imaginer que des etr~s d'une autre nature y cachent leur existence mysté- •

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