Pérégrinations d'une paria, 1833-1834
• .. 352 rieuse; que le vokan dont la gigantesque élé– vation frappe les sens de stupeur les protége ou ue saurait les atteindre. Le volean d'Aréquipa est une des plus hautes rnontagnes de la chaine des Cordilliéres; en– tierement isolé, il présente un cóne parfait. L'uniformité de sa teinte grise luí donne un air de tristesse. Le sommet en est presque cons– tammerit couvert de ueige; cette neige, plus ou moins épaisse, diminue du lever au coucher du soleil. Quelquefois le volean jette de la fu– mée; cela arrive particulierement le soir : sou– vent, dans cette fumée, j'ai vu des flammes; lorsqu'il a été longtemps sans fumer, on s'attend a un tremblement de terre. Des nuages enve– loppent presque toujours le sommet de la mon– tagne et semblent la couper; on en distingue parfaitement les zones diaprées. Cette masse aé– rienne de toutes nuances, posée sur ce cóne d' une seule teinte, ce géant, qui cache dans les nues sa tete mena<;ante, est un des plus magni– fiques spectacles que la terre offre a 1 'ooil de l'homme. Mon cousin Althaus a gravi le sommet du volean , visité son cratére , descendu dans le gouffre jusqu'a la troisiéme cheminée. II a, sur
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