Pérégrinations d'une paria, 1833-1834
tion qui vieunent visitcr le pays. On disait, lors de mon départ d'Aréquipa , que M. Le Bris allait y etre nommé vice-consul, afin que le commerce frarn;ais eut un représentant dans cette ville. 11 ne se souciait pas d'abord d'ac– cepter, tant l'indépendance de son caractére ré– pugne aux fonctions publiques; rnais, par in– téret pour le commerce national, il a promis d'adhérer a sa nominaüon. M. Viollier, premier commis de la maison, qui ·représente M. Le, Bris lorsque celui-ci est absent, est un jeune Suisse de trente ans, élevé a Bordeaux, et résidant au Pérou depuis dix ans. Les autres employés de la rnaison sont des jeunes gens de diverses parties de la France. J'y ai connu M. Delor, de Bordeaux, et M. Jac– quet, de la rneme ville; tous les deux travaillen ~ rnaintenant pour leur compte. Il n'y a, au total, que huit a dix Frarn;ais a Aréquipa; ce sont, avec ceux que je viens de nommer, M. Poncignon, de Bordeaux, dont le magasin de nouveautés est le plus beau de la ville, MM. Cerf, Juifs de Brest, qui vendent dans leur rnagasin toutes sortes d'objets. Plu- , sieurs autres Fran~ais ont également leur do– micile a Aréquipa, mais n'y résident pas hahi-
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