Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

345 • en toutes circonstances, est cl'une obligeance inépuisable; mais son désintéressement, sa générosité envers ceux de ses commis qui, par leur intelligence, répondent a ses vues, peu– vent, en France, etre offerts en exernple. A-t-il envoyé l'un d'eux dans un département éloigné, si l'agent fait réussir l'opération qui lui est confiéc, M. Le Bris luí alloue une portion des • bénéficcs a titre de gratification. Lorsqu'un pe- lit marchand vient lui demander du crédit, il ne s'informe pas, avant de lui en accorder, si le petit marchand est pauvre ou riche, mais s'il est laborieux et probe; et quand, sur ce point, les renseignements sont favorables, M. Le Bris fait des avances pour des sommes considé- rables. La maison de ce respeetable négociant ne pré– sente pas ce luxe excessif que les Anglais étalent avec ostcntation dans les leurs : tout y est conve– nable et d'une propreté recherchée. M. Le Bris re9oit beaucoup de monde : consignataire d'un grand nombre de batiments, les capitaines et subrécargues qui viennent a Aréquipa n'ont pas d'autre maison que la sienne. Il invite constarnment chez lui les officiers de la marine royale , ainsi que tous les voyageurs de distinc-

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