Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

341,. a été sojgnée. Son esprit fin , légerement sardo– _nique, donne beaucoup de piquant a sa con– versation. La bonté de son coour, la générosité de son ame sont admirables et surpassent tout ce qu'on ponrrait en dire. M. Le Bris réalise ce que je désignerais volon– tiers par le beau idéal du négociant. Arrivé au Pé– rou, dap,s un temps ou les affaires étaient fa,ciles, il avait pu donner un libre essor a ses vues d'en– semble, a ses idées larges et grandioses. Son gé– nie con<:oit devastes opérations, en embrasse les <lélails et en confie l'exécution a,·ec une intelli– gence et un discernement remarquables. Il orga– nise le travail, le répartit entre ses nombreux commis, selon les capacités qu'il a su leur décou– vrir, et sa justesse de tact, de jugement est pres– que infaillible. Sa hardiesse dans les affaires n'est pas celle du joueur; elle résulte de sa confiance dans J'exactitude de ses combinaisons. Tres 1a– borieux, sa régularité en tout peut servir de modele; et ce négociant apporte, dans ses re– lations commerciales, tant d'intégrité, de ponc– tualité, que sa parole vaut un écrit. 11 est exempt de toutes ?es lésineries, ces petitesses dont ii semblerait que le commerce fran<:ais ne peut jamais entiérement ~e <lépouiller. M. Le Bris,

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