Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

t\réquipa 1 ville d'intérieur, n'offre au com– merce que des ressources limitées. Le nombre des étrangers y est aussi tres restreint. La seule maison franc;aise est celle de M. Le Bris. Elle existe, au Pérou, depuis dix ans, et ses affaires sont montées sur la plus grande échellc. Avant que le Pérou ne fut exploité par la concurrence et ruiné par les guerres civiles, M. Le Bris gagna une fortune de plusieurs millions; mais ses maisons de Valparaiso et de Lima, par trap de laisser-aller dans les affaires, éprouverent des pertes énormes. 11 fallut que la maison cen– ~rale d'Aréquipa vint au secours des deux au– tres. M. Le Bris, qui est un hahile négociant, alla, successivement, se mettre a la tete de cha– ~une des deux maisons correspondantes , et, dans peu de mois, tout fut rétab~i sur l'ancien pied. M. Le Bris est de Brest : il a trente-stx a trente-huil ans. Sa santé frele, délicate, a été entierement détruite par la tourmente des af– faires et l'air volcanisé d'Aréquipa. 11 souffre d'une affection nerveuse qui irrite son carac– tere, amaigrit son corps et mine son organisa– tion. M. Le Bris est instruit, ses manieres sont celles d'un homme dislingué dont l'édncation

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