Pérégrinations d'une paria, 1833-1834
342 bien; mais je crains des discussions quipounont vous cha– griner, non tanta cause de lui, car il a de bonnes inten– tions a votre égard , mais a cause des autres héritiers, car ils auront beaucoup de peine d'etre obligés de rendre. Enfin daignez, je vous prie, m'écrire souvent, et surtout racontez-moi vos affaires lorsqu'elles seront favorables. Quel que soit votre sort , je vous répete encore ce que je vous ai promis au moment de vous dire adieu : ma mai– son et le peu que je possede seront toujours a votre ser– vice. Si je n'avais qu'un morceau de pain, ma plus grande joie serait de le partager avec vous. Comptez toujours sur ma sincere ami~if l( A1ez un peu de patience; et souffrez pour quelques jours le bavardage de ces imprudents et imbé– -cilles paresseux. A l'arrivée de votre onde, tóut finira. Je confois qu'il est bien chagrinant de se voir entourée de gens si ridicules et si méprisables; mais enfin, je vous le répete encore, souffrez pour quelques jours... ' " J. DE CRÉVOISIER. )) Aprés le départ de tous ces amis, je me trou– vai bien seule. Je n'avais pas arrangé ma vie a la monotonie de l'existence du pays, et j' avoue que je commen<;ais a en etre bien lasse. J' ai dit quelques rnols des Frarn;ais de Val– paraiso. Je vais parler maintenant de ceux qui vivent a Aréquipa, comme, plus tard, je parlerai de ceux qui habitent Lima. •
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