Pérégrinations d'une paria, 1833-1834
340 famillc a été au désespoir de ne vous avoir pas vue venir avec rnoi. Je leur ai fait comprendre que ~•a été pour vous chose impossible, vu la crainte ou vous étiez d'at– traper ici les tercianas (fievres), d'apres tout ce qu'on 'vous en disai't du risque q:.1e l'on court par l'approche de la saison étouffaute que nous éprouvons des a présent. Enfin je leur ai fait voir que, quoique vous soupiriez du désirde les connaitre, vous préférez attendre un mois de plus pour jouir, bien po1:tante, de leur société , et n'a– voir pas le désagrément d'etre au lit malade et privée de leurs belles réunions. Ils en sont convaincns, et plusieurs ont <lit que vous aviez raison, excepté lVI. Tristan, qui ·absolument aurait désiré vous voir et vous embrasser. « J'ai été ihterrógé sur le motif de votre arrivée au Pérou, et j'ai répondu gue vous étiez si réservée, qu'il m'a été impossible de rien savoir de vous ; mais que vous m'avez fait entendre que vous n'aviez d'autre désir que celui d'etre aupres de votrepncle et de conserver sa tenJresse et son amitié ; mais que j'ai compris aussi, par quelques paroles qui vous sont échappées , que vous ve– nicz avec quelques prétentions sur des affaires d'intéret, mais que je n'en savais pas davantage. « A cela M. T~·istan m'a répondn que, lorsquel'occasion s'en présentera, il vous répondra par vos proprcs lettres, c'est a dire qu'il croit que vous n'avez pas des droits a la Iégitimité; mais qu'il suspend toute pensée jusqu'a ce qu'il ait parlé avec vous. « Le conducteu1· me presse, et je n'ai autre chose a vous dire sinon que je vous aime de creur, et que je suis et serai pour toujours votre plus fidele, dévoué et tres passionné serviteur, " J. DE CRÉVOlSIER, )) ..
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