Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

patriote, il m'en témoignait toute sa satisfaction par son inépuisable gaité, et je dois dire que, pendant son séjour a Aréquipa, je ne m'ennuyai pas un seul instant. 11 fallut enfin qu'il partit, les travaux de la sucrerie réclamaient ses soins. Il retourna a Camana, emportant avec lui ma sincere affection. Voici quelques passages des lettr~s qu'il m'écrivit. Camana , , .'í o<'tobre , S!l~. « Channante et helle demoiselle , « J'ai l'honneur de vous annoncer moh retour dans ce pays apres trois jours de marche, lesquels m'ont bien dérangé, par !'extreme chaleur dont j'ai souffert, et sur– tout par le cruel souvenir de la séparation de ma bonne et chere compatriote, et des beau'X jours dont je jouissais aupres d'elle; mais enfin ilfaut savoir se résoudre a tout et disposer avec plaisir d'un beau moment quand il se présente, comme aussi se conformer avec résignation quand les jours infortunés viennent nous surprendre. C'est positivement ce qui m'est arrivé. J'ai eu l'honneur de vous conna'ltre, j'ai éprouvé des jours délicieux aupres de vous : ils n'ont pas duré longtemps; done je ne suis pas des plus heureux. Patience ! • « J"ai vu avec plaisir toute ma famille, qui se porte bien, ainsi que M. Tristan et son aimable épouse, les– quels se sont empressés a me venir voir aussitot mon arrivée . Ils m'ont demandé de vos nouvelles, et toute la

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