Pérégrinations d'une paria, 1833-1834
331 nimé le gout éteint que j'avais pour le beau, le bon I et dorénavant cette ville ne peut m'offrir d'autre intéret que celui des aff11ires qui m'y rctiennent. Tout ici a changé de couleur et de figure : je crois rever quand je revois mes anciens camaracles et mes passageres connaissances du pays. JL est probable que je passerai ene.ore deux ou trois arn:¡ au Pérou , ou; pour mieux dire, en Amérique, et je vous assure que je ne puis penser a ce sacrifice, qui n'en était pas un en sQrtant de Frap.ce, sans trembler. Peut-etre que les mreurs patriarcales de la Californie me réconcilieront avec l'exil et la solitude. « Notre avenir n'est point anous,comme on l'a dit; il dépend de tout et quelquefois de rien. Le votre, made– Jnoiselle, n'est guere plus riant que le mien : meme peine demande 111eme reinede; remettons a l'appliquer au re– tour en France, et la, si vous l'exigez encore , je dirai adieu, mot affreux lorsqu'on aime bien, délicieux lors– qu'on quitte eles i111portuns, des ennuyeux , des Péru– yiens enfin.... » Quatrieme lettre. G1rnyemas, 2 cléccmbrc 183·\. " , Je n'avais nul besoin d'un témoignage de plus pour conserver mes premieres et constantes impres– sions sur le Pérou et l' Amérique en général. Cbacun , dans ce monde , a la prétention de se croi1·e meilleur que son voisin : moi, sans fatuité et sans orgueil aucun, je crois que je puís pousser cette prétention aussi loin qnc qui fjllC ce soit jamaís vcnu ú Lima. J'assurerais , a
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