Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

330 pouvoir confier aussi des chagrins et les craintcs de !'a– venir. Pour un honuue, il existe des consolations dans ,.les occupations fortes et variées; pour la pauvre femme, les plcurs et les regrets ! Le partage est si triste , que je m'estimcrais bien hcureux de pouvoir, comme véritable ami, prendre la partie la plus pesante des chagrins qui vous accablent; mais ma position s'y l'efusc, et, tout en vous plaignant, tout en vous admirap.t, je n'ai, comme autrefois , que des conseils a vous donner. « Toujours meme langage ici tou~hant l'étrangere, sa– fortune promise et sa résidence présumée. C'est vous dire, trop bonne et trop crédule Flora, de ne pas vous confiera votre ombre, 9t d'usel' plus que jamais de pré– eaution. Je ne me fais pas plus d'illusion maintenant qu'avant votre arriyée. Je crains pour vous des difficul– tés , de la mauvaise foi et peut-etre spoliation presque entiere de -y9tre ~~éritage paternel. Ce sont le~ véritables maux que vous avez a ~omµattre, dont peut-etre beau– coup de persévérance et de la fermeté vous feront triom- • pher; mais, auparavant, que de chagrins, que de souf– frances, que de lapnes l. .. Je vous plains , et vous plains d'autant plus que je ne puis vous etre d'aucun secours : millc lieues vont nous séparer, et, plus que la distance, la nécessité. ... . » Troisieme lettre. Lima, 1 er déccmhrc 18~.'l. (( Lima , a dater de ce voyage , a perdu tous ses channes pour moi. l.e voyagc d'Europc a ra-

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