Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

' • 325 bonté de son cceur, un intérieur de famille et des cnfants pouvaient sufiire a son bonheur. J'éprouvai un grand soulagement a. mes maux lorsqueje fus assurée que l'avenir d'un homme que j'airnais réellement n'était plus cnchainé a ma cruelle destinée. Je lui avais recommandé ma fillc; j' étais persuadée qu'il veillerait sur elle si je venais a mourir, et cette assur~nce me donnait une gra:p.de sécurité. Oh ! qu'on ne s'étonne pas de ne rencontrer qu'un si petit noq1bre de gens vertueux; je sentís encore, daí1s cctte circonstance, que pour ctre ver– tueux, il faut une force plus que surhumain~ ! Les letlres que j'écrivis a Chabrif apr~s notre rupture le mainti\~rcnt d~ns les memes dispo– sitions. Six s.emaincs a pres son départ d' Aré– quipa, il quilla Lima pour aller en Californie, et je n'ens plus de ses nou.vclles que lors <;le son. ·retour en France, ou je l'avais précédé de trois mo1s. Je vais piacer, sous les yeux du lecteur, un petit nombre de passages des lettres de M. Da– vid et de quelques unes des personnes dont j'ai parlé dans le cours de ma narration : ces <'xtraits de correspondance serviront de complément a la peinture que j'en ai faite.

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