Pérégrinations d'une paria, 1833-1834
321,. " A mademoiselle Flora de Tristan , a Aréquipa. « Mademoiselle, « Au moment de vous quitter, probablement pour toujours, je viens vous dire adieu. .. Je sens combien vous allez rcster seule et malheureuse apres l'amour vrai et dévoué que vous venez de perdre.. . Je n'ai pas besoin de vous dire tout ce que votre étormante conduite.. • a de poignant, d'affreux pour moi. Je vous quitte pour toujours. .• Ah! Flora, je ne souhaite pas que vous com-, preniez ce qu'il y a de douleur dans ce mot toujours!. .. « Comme les faibles services que je pourrais vous rendre n'auront lieu que dans le cas ou il vous arriverait un évenement funeste, je ne vous les offre pas pour -vous; mais, je vous le répete, que votre derniere heure soit douce, votre filie trouvera en moi un ami qui lui fera aimer la mémoire de sa mere. « Adieu !..... adieu pour toujours ! (( z. CH. )) ~e 2 9 octobre r 833. Cette lettre, dont la lecture me fit éprouver une vive peine, me prouvait que j'avais com– pletement atteint mon but. Chabrié avait arra– ché de son cceur l'amour que je lui inspi¡ais ; des lors, il pourrait faire uu mariage de con– venance, ctre heureux peut-etre, car, avec la •
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