Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

momcnt qu' il allait se porter a quelque voir de fait contrc moi. Enfin il se retira, et moi je tombai épuisée ; ce fut la dcrniere fois que je le vis. Voici les derniers mots qu'il m'adrcssa: - « Je vous hais autant que je vous ai aimée !... >) 11 était devenu tellement urgcnl de faire ccsser les poursuücs de Chabrié, de mettre un terme a son amour, qu'a défaut de tout autre, je lui fis mon étrange proposition sans trop envisager ce qu'clle avait d'invraisemblablc pour pouvoir espérer que Chabrié la prit au séricux. Com– ment put--il me croirc, ai-je pensé depuis, dé– pourvue de scns au point de songer tout de ♦ bon a faire régulariser le mariagc de ma mere, au moyen d'un acte fabriqué en Californie. Si j'avais été capable d'avoir recours au faux, n'était-ce pasen Eurove et non a Aréquipa que j'en aurais accueilli l'idée! L'exécution n'en était-clle pas de toute impossibilité? Ou trou– Yer, sur la cote de Californie, tm pretre qui eut été attaché , en cette qualité, a une église des villes de la frontiére espagnole, qu'avaithabilées rna mere avant son mariage? Commcnt rempla– cer les formalités de légalisation , de tim– bre, etc., etc.·¿ En Espagne sculement, cut pu

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