Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

vice que je vous demande, et vous me le refu– sez. - Mais , :Flora , ma chere Flora , etes-vous bien éveillée?La fiévre ne brule-t-elle pas votre cerveau/ L'ambition vous fait-elle tout oublier? Eh quoi ! vous exigez que je me déshonore ! Ah! Flora, je vous aime assez pour vous sacri– fier ma vie : avec vous, je supporterais la mi– sere, je la souffrirais sans me plaindre; mais ne me demandez point de m'avilir, car, par l'amour que j'ai pour vous,. je n'y consentirai pmais. Cette réponse <le Chabrié était telle que je l'attendais ! Avec un pareil homme, j'aurais pu vivre dans le fond d'un désert et y jouir de mo– ments délectables. Que de délicatesse ! que d'a– mour ! Je sen tis encoremes forces chanceler; je fis un dernier effort, et, prenant un ton ironique et a pre, je continuai- la conversation de maniere a torturer un amour-propre que ma pl'Oposi– tion avait déja blessé si vivement. L'exaspéra– tion de Chabrié devint telle, qu'il m 'accabla des reproches les plus amers , des malédictions les plus affreuses, et se laissa aller, avec un tel cmportement, a la violence de la doulenr que lui causait cette derniere déception, que je crus un I. 21

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